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2025

Temps fort - AUBIAC

"Le contact direct avec l'Art est le principal" par Julio Leparc

Invitée d'honneur - Membre du Jury

C’est avec une immense joie et une profonde émotion que j’ai eu l’honneur d’être l’invitée d’honneur du Salon du Pastel d’Aubiac.

Je tiens à adresser mes plus sincères remerciements à la municipalité d’Aubiac, à l’association organisatrice "Ar'Tourime" ainsi qu’à l’ensemble de ses membres pour leur accueil si chaleureux, leur bienveillance et l’attention qu’ils m’ont témoignés tout au long de cette magnifique manifestation.

Ma gratitude va également à Evelyne Marraud, dont les mots ont su révéler avec une grande sensibilité l’esprit de mon travail. Le texte qu’elle a consacré à mon univers artistique, et qu’elle a lu lors du vernissage, m’a profondément émue. Recevoir un regard aussi juste et généreux sur son œuvre est un cadeau précieux pour tout artiste. (texte ci-dessous)

Cette reconnaissance de mon parcours et de mon œuvre m’a émue bien au-delà des mots. J’ai vécu ce salon comme un moment privilégié de partage, de rencontres et d’échanges autour du pastel, dans l’écrin d’une région splendide qu’est le Lot-et-Garonne.

Je garde de cette édition un souvenir précieux et remercie chaleureusement tous ceux qui ont contribué à faire de cet événement une si belle célébration de l’art du pastel.

Texte et dédicace d'Evelyne Marraud (Château d'Aubiac)

Dans l'univers de Sophie Fayard, il y a l'éphémère, le jeu de la lumière, la transparence, la fragilité joyeuse.

Sophie choisit la grâce comme langage. Les plumes, dans ses toiles, ne sont pas seulement des éléments naturels. Elles sont souffle, vertige, question.

Elles sont la fragilité, mais aussi la résilience et la beauté.

Discrètes et silencieuses, mais pleines de sens. Suspendues dans ses oeuvres, elles nous regardent. Elles nous parlent. Ou peut-être même nous écoutent-elles...

Dans ce monde agité, Sophie Fayard choisit la douceur comme résistance. La délicatesse comme un cri muet. Car peindre une plume, c'est choisir ce qui ne pèse rien mais touche tout. C'est s'attarder sur le fragile, sur ce que l'on ne voit plus à force de regarder trop vite.

Chaque toile devient alors une réponse par la beauté. Une plume face à l'armure.

Ce soir, devant ses oeuvres, nous sommes invités à ralentir. A regarder autrement. A comprendre ce qui semble léger peut porter en lui un poids immense : celui de nos émotions, de nos silences, de ce que nous avons ou ce à quoi nous aspirons.

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